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 Aidan ✖ I don't mean to hurt just to put you first...

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Tinka's Trekker

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MessageSujet: Aidan ✖ I don't mean to hurt just to put you first...   Mer 14 Mar - 19:41


Un soupire, une douleur physique, mentale... Un tout combiné qui était carrément insupportable, un trou béant dans mon être qui n'a de cesse de grandir, me bouffant un peu plus chaque jour chacun de mes organes. Je pensais ne plus avoir perdu espoir, je me confortais encore dans l'idée que j'étais une battante et pourtant je savais très bien que j'avais lâché toute pression, toute espérance. Plus rien n'existe autour de moi, de toute façon plus rien n'a d'importance. Accordant un futile regard à l'humain qui m'appelait au loin par ce prénom que lui seul avait choisi, je finis par déglutir, me levant du tapis avec une grande difficulté, le poids de mes propres os était bien trop lourds pour mes seuls muscles. Et c'est en me voyant tremblotante que cet homme âgé accourut vers moi pour me soutenir. Oui, entre la vie et la mort, ce n'est pas une simple phrase, c'est vraiment une réalité. Me maintenant par l'épaule, je le remercia en remuant le bout de la queue. Non je n'étais pas heureuse, je ne l'étais plus depuis longtemps à présent. La vie n'est pas rose, elle n'est pas toujours juste, mais il suffit simplement de faire avec. Cette faiblesse qui règne en moi, me rongeant de l'intérieur a été bien plus forte que la chienne que je suis. Me laissant accrocher le bout de la laisse à ce collier que je n'avais pas quitté depuis mon enlèvement, je me laissais guider vers cet engin que les humains utilisent souvent, ce truc avec les quatre roues dans lequel à l'intérieur ils nous disent devoir nous mettre dans le coffre. Adressant un regard à l'homme qui m'accompagnait, il posa sa main sur ma tête avec dans ses yeux une pointe de désolation. Mais ne t'inquiète pas, tu n'y es pour rien, au non, pour rien du tout. Me couchant donc dans ce soit disant coffre, j'attendis sagement que la route se passe durant pratiquement une bonne heure. Et ce fut à l'instant même où j'entendis un cri étouffé provenant de mon conducteur que je me relevai pour observer ce qu'il se passait.

Écarquillant grand les yeux en voyant le désastre, cela fit bien longtemps que je n'avais pas vu autant de neige, me rappelant d'étranges souvenirs qui me réchauffaient le coeur. Fermant les paupières en laissant un sourire doux se dessiner sur mes babines, j'en oubliais totalement l'horreur que les habitants de Fairbanks avaient dû endurer. Enfin, quand le moteur se coupa et qu'Aaron ouvrit la porte du coffre, je pus lire dans ses yeux son étonnement à me voir debout sans une raison qui aurait pu lui être clair. Observant lentement ses bras venir entourer mon corps pour me déposer a terres, j'appréciais réellement cette délicate attention venant de sa part. Et contre toute attente, je me mis a trotter pour sentir ici et là, reconnaissant sur le sol une odeur familière. Oui, une odeur que je connaissais, que je ne connaissais que trop bien. Jappant en tirant le plus que je pus sur ma laisse, je voulais suivre cette trace qui d'avance me remplissait les yeux de larmes. C'était lui, ça ne pouvait être que lui. Aidan... Je reconnaîtrais ton odeur entre toute, lâche moi toi, laisse-moi partir, laisse-moi le retrouver ! Cependant, c'est à cause de mon manque de force que lorsqu'Aaron tira sur la laisse -doucement- pour me remettre au pied que je tombai sur le sol de toute ma maigreur. Me relevant aussi bien que je pus, je regardais une dernière fois en direction d'où partait l'odeur et compris vite que je ne pouvais pas ou tout bonnement que je ne pouvais plus défier un homme quand il était question de force. Mais la persévérance ? Tirant à nouveau sur la laisse pour suivre ces traces, c'est en retombant une nouvelle fois que je m'asseyais sur le sol poussant un hurlement qui se voulait être à son attention. Mais ça faisait tellement longtemps et ma voix avait complètement changé à cause de cette fatigue constante... Enfin, je savais qu'il était ici et qu'il n'y avait pas longtemps qu'il était passé non loin du centre hospitalier.

Sentant à nouveau la laisse se tendre, je fus contrainte à suivre Aaron, mais je savais qu'il faisait ça pour mon bien, alors je ne pouvais vraiment pas lui en vouloir. Sentant mon coeur battre rapidement, pendant qu'une multitude de frissons parcoururent mon corps, je rentrai dans la clinique vétérinaire et fut rapidement invité à rentrer dans la salle de consultation. Tournant la tête vers l'humain qui me maintenait, il me porta à nouveau pour m'installer sur la table. Me laissant caresser en attendant que le vétérinaire arrive, je toussotai légèrement et m'affalai de douleur là où Aaron m'avait déposé. Observant le médecin passer la porte et la refermer derrière lui, il serra la main de l'autre bipède et entama la conversation me concernant.

    « Bonjour, monsieur Ordwigan, alors c'est donc pour cette demoiselle que vous venez ? Et comment se nomme cette pauvre bête ? »
    « Bonjour docteur, eh bien la miss s'appelle Tinka's Trekker, petite femelle groenlandaise comme vous pouvez le voir. »
    « Tinka's ... ... Hum... Il me semblerait bien que Tinka's est une lignée de Groenlandais d'un élevage en Norvège, vous avez essayé de vous renseigner et de contacter l'éleveur pour en savoir plus sur elle ? »
    , disait-il tout en m'auscultant.
    « Non, non je ne m'y connais pas du tout en chien, à vrai dire si je ne voulais pas la récupérer, son propriétaire comptais la tuer a coup de fusil de chasse... Je n'ai pas eu le coeur à la laisser entre les mains de ces vaut riens ! Mais comme vous pouvez le constater elle est vraiment mal en point... »
    « Oui c'est même le moins que l'on puisse dire, mais vous avez remarqué qu'elle a une douleur sur la patte arrière gauche ? Quelque chose la gène et lui fait mal il va falloir passer tout ça en radiologie pour voir ce qu'il ne va pas... Et de toute façon, je crains monsieur que l'on doive la garder pour la mettre sous perfusion vu sa maigreur. Mange-t-elle et boit-elle chez vous ? »
    « Non elle ne touche à rien du tout depuis plusieurs mois maintenant, pour vous donner un ordre d'idée, elle va manger deux, trois croquettes environ une fois par semaine et c'est à peine si elle va plus boire. J'ai beau tenter de lui donner à manger de la viande ou de la pâté mais rien ne change, elle refuse... Et aucun des vétérinaires que j'ai pu voir pour elle, personne n'a su m'aider, alors on m'a dit de venir vous voir, que vous aurez surement une solution. »
    « Très bien, alors je vais appeler mes assistantes pour la radio, je vais vous demander de patienter un peu dans la salle d'attente mais j'aimerais la garder au moins ce soir pour l'avoir en observation. »
    « D'accord docteur, si c'est ce qu'il faut pour qu'elle aille mieux alors qu'il en soit ainsi. »


Regardant Aaron partant s'installer sur une chaise ce fut quand j'eus le dos tourné qu'il salua une personne venant de rentrer dans la clinique. Me laissant faire à nouveau sur la table je ne bougeais pas d'un poil, restant le plus calme possible. Je suis gentille disaient-ils dans la salle... Surement, ils ont peut-être raison. Moi je savais ce que j'avais de planter dans la patte, c'était cette punaise de balle que j'avais reçu le jour ou l'on m'a arraché de mon maitre ! Et la radiographie confirma mes pensées. Descendant de la table après la radio, les assistantes du vétérinaire allèrent m'enfermer dans un box au même moment ou le vétérinaire annonça à Aaron que j'avais une cartouche dans la patte et la chair a depuis le temps, recouvert la plaie. Mais l'enlever me soulagera le médecin avait raison ! Il me garderait donc pour l'opération de demain, mais aussi pour me mettre en perfusion le reste de la journée qui suivra cet enlèvement de plomb.

    « Je vous remercie docteur et surtout tenez-moi au courant s'il vous plait. »
    « Ne vous inquiétez pas monsieur Ordwigan, Trekker ira bien, c'est une battante malgré cette tristesse dans son regard. J'ai confiance en elle. A bientôt ! »

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Aidan J. Dawkins
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MessageSujet: Re: Aidan ✖ I don't mean to hurt just to put you first...   Jeu 15 Mar - 21:11

[Elle est magnifique, la musique, han !!!]

Les larmes aux yeux, je soupire et repose la photo que j’avais dans les mains il y a une minute. Trekker était encore minuscule, là-dessus, elle devait avoir quatre mois. On posait ensemble, souriants, sans doute qu’on se rendait déjà compte qu’il y allait avoir une complicité sans borne entre nous. La regarder me rend atrocement triste. Mais je me force à le faire, tous les jours, pour ne pas oublier mon objectif, pour ne pas laisser mon esprit se perdre. Je dois retrouver ma chienne, ma raison de vivre, la petite flamme qui illuminait si bien mon quotidien. Sans elle, je suis dans le noir permanent. Cela fait je ne sais combien de moi que ça dur. Mais c’est long, si long que j’ai arrêté de compter depuis un moment déjà. Le manque ne fait que me brûler, me heurter, jour après jour. Il ne s’apaise pas et je crois qu’il ne s’apaisera jamais. Pas dans que Trekker ne sera pas de retour à la maison. J’y crois, je ne peux faire que ça. Et continuer de chercher, bien sûr.

Je m’essuie les yeux, sans gêne, sans honte, en profitant même pour renifler bruyamment. Maintenant que je suis seul au monde, plus rien ne semble pouvoir me gêner. Je me fiche de tout. Du regard des autres, de la vie en elle-même. Je suis comme un bouclier qui prend les coups, les encaisse l’un après l’autre, qui se fait parfois entailler brutalement mais qui ne cède jamais. Je suis imperméable à tout ce qui pourrait me faire du mal. Du moins, c’est ce que je montre. Au fond, dieu sait bien que je ne suis qu’un animal blessé de plus sur cette terre. Quelque part, je suis en communion avec tous ceux qui, comme moi, ressentent une peine indescriptible. Non loin, dans le froid du Grand Nord, Trekker est là, elle aussi. Je sais qu’elle pense à moi.

Je me lève sans grande conviction, entendant le téléphone sonner. Je me traine jusqu’à lui, plus dans l’optique de le faire cesser de hurler son bruit strident plutôt que dans celui de vraiment répondre. Pourtant, comme par automatisme, je le prends et le porte à mon oreille. J’attends trente secondes et je finis par demander, exaspéré par le silence à l’autre bout de la ligne :

« Oui ?
- Monsieur … Dawkins ? »

C’est une voix de jeune femme, tremblante, comme si elle semblait déstabilisée et pressée de passer ce coup de fil pour pouvoir raccrocher au plus vite. Son stress me met les nerfs à vif, je ne dis rien, mais je sers les dents. Je ne peux pas m’empêcher de gratter la surface du meuble sur lequel est posé le téléphone. J’attends la suite … mais la femme semble de plus en plus réticente.

« Je … Monsieur. Je vous appelle. Euh … Vous avez laissé une annonce à la clinique, vous savez. Il y a presque deux ans ?
- Oui, réponds-je platement avant de préciser lentement : et je viens prendre des nouvelles tous les deux mois, comme vous me l’avez conseillé. Où voulez-vous en venir ?
- Euh eh bien je … écoutez, je ne devrai pas vous donner ces informations. Je n’en ai pas le droit mais votre histoire me touche et je …
- Crachez le morceau, je n’ai pas que ça à foutre ! grogné-je.
- Euh oui. C’est l’une de vos chiennes. Je crois qu’il se pourrait éventuellement que peut-être …
- Putain ! je hurle, à bout de nerfs.
- Pardon. Je crois … je crois qu’elle est chez nous en ce moment. »

Mon visage se défait complètement. Je lui demande de répéter mais, déjà, le son de la ligne suspendue retentit dans mon oreille. Merde, elle a raccroché. Mais ses mots ont fait leur bout de chemin. Il me faut quelques secondes pour réaliser, pour percuter. Mais dès que mes neurones se sont connectés, j’attrape mes clefs sans réfléchir et je me dirige vers ma voiture. C’est en la découvrant toujours empêtrée dans la neige que je peste : putain de tempête ! J’avais complètement zappé que je devrais me farcir le trajet à pied. Impossible de décoller ma caisse de là. Bougon, je me mets donc en route. Je n’ai pas beaucoup d’espoir de retrouver ma chienne, je vous avoue. Et puis, dans mon élan de perspicacité, j’ai oublié de demander à la bonne femme à quoi elle ressemblait. Ce pourrait aussi bien être Enya.

J’arrive, haletant (j’ai fini par courir, je n’y tenais plus), à la clinique vétérinaire du centre hospitalier. Je pousse la porte et je me sens très con. Comment je vais expliquer aux mecs que je suis là pour récupérer ma chienne ? Alors qu’un autre a très certainement dû l’emmener là pour une raison X ou Y. Je me dirige vers le comptoir. Je me sens vraiment trop bizarre et idiot. Je ne sais pas quoi dire, je me contente d’attendre. La salle est vide, en ce moment. J’entends des voix, dans la pièce d’à côté, cependant. C’est alors que je vois une jeune femme s’avancer vers moi. Elle rougit, elle a l’air timide. Elle semble me reconnaître, alors que sa tête ne me dit rien du tout, personnellement.

« Venez avec moi. Nous l’avons mise dans un box. Soyez discret, vous ne devriez pas être là. »

Je hoche la tête, incapable de dire quoi que ce soit. J’ai la gorge nouée, irritée. Et je ne vous parle même pas de l’état catastrophique de mon ventre. J’ai l’impression que je vais gerber mes tripes d’un instant à l’autre tellement je me sens mal. Je ne saurais décrire ce que je ressens en ce moment. J’essaie de ne pas trop espérer, malgré tout. Il pourrait très bien y avoir une erreur. Je suis la femme et je prie pour qu’elle m’emmène voir mon bébé.
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MessageSujet: Re: Aidan ✖ I don't mean to hurt just to put you first...   Ven 16 Mar - 19:31

Me mettant debout en un seul et même geste, je fut surprise de ma réaction, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas été si vive... Ravalant ma salive, j'effleurais le sol de ma truffe et leva ma tête pour finalement humer l'air. Non, on ne pressent pas leur arrivée, c'est faux, on les sens tout bonnement, notre flair ne nous trompe jamais ! Je ressens sa présence, et je dois même vous avouer que j'ai vraiment du mal à le croire. Dans un frisson je me remis a japper. Oui seulement japper, pas besoin d'hurler pour lui faire comprendre que c'était moi et personne d'autre. Ouvrant grand les yeux, sentant mon ventre se tordre de mille et une façon a l'instant même ou l'assistante ouvrit la porte principale menant au box, ce fut sous une nuée d'aboiement que je passa ma truffe entre deux barreau essayant tant bien que mal d'essayer de le voir. La question du ''pourquoi peut il rentrer ici'' ne se posa même pas a moi, je n'en avait rien a faire. Plus rien n'importait car il était là, et ses quand mes yeux se posèrent dans les siens que je pus le redécouvrir Lui ! N'arrivant plus a me retenir, je reculais la tête et me mis a sauter sur mes deux pattes arrière bondissant sur ces dernières malgré mon maigre poids. Je n'y pensais plus, je ne réfléchissais plus à toute cette peine qui m'avait envahit durant ces deux dernières années, je ne pensais plus à toute cette souffrance que je m'étais appliquée comme une grande. Non, c'est dans un instant comme celui ci que je ne regrette rien et que le dicton disant que se séparer c'est mieux se retrouver prenait tout son sens. Lâchant tout une multitude de jappement possédant chacun une sonorité bien a elle c'était en le voyant s'approcher du box que mes bonds devinrent plus haut, plus impressionnant, mes pattes touchant le haut de la porte du box. Je ne le lâchais plus du regard, je ne le quittais plus des yeux, j'étais rivée sur lui tel un aimant et bien plus encore. Pleurant de joie comme jamais je n'ai pu le faire dans le passé, je mordis les grilles bien trop épaisses pour que je puisse les casser. Mais c'était sur le coup de l'excitation, j'avais envie d'être contre lui, de mettre ces deux années de côtés, de faire comme si de rien n'était.

C'est alors quand la femme se remit à discuter avec lui, abordant le sujet de la législation, comme quoi en étant plus d'un an entre les mains d'autres hommes, ces derniers m'avait mis sous leur nom et qu'a présent j'étais a la charge d'un certain Ordwigan et que s'il ne voulait pas me céder a Aidan il avait tout ces droits. Mais moi je ne voulais pas retourner avec Aaron, nous étions enfin réunis, c'était pas pour ce séparer de ci tôt. Arrêtant de me prendre pour un kangourou, c'est en percevant sa main a porté de moi que je me couchais spontanément a terre, essayant d'atteindre son membre avec ma patte. Sentant quelque perles s'échapper de mes yeux, je tournais vivement la tête vers la demoiselle quand elle dit qu'elle allait joindre monsieur Ordwigan par téléphone pour lui expliquer la situation et lui demander s'il avait la possibilité de revenir. Enfin, avant qu'elle s'en aille de la salle, elle dit dans un sourire qu'elle avait oublié de faire quelque chose. La regardant en penchant la tête, elle ouvrit avec une certaine rapidité dans ses geste la porte de mon box, le laissant ouvert. C'est donc sans plus attendre que je sauta dans les bras d'Aidan lui léchant la figure à grand coup de langue. Sautant en direction du sol, c'est les quatre pattes a terres que je gardais ma tête fixé en sa direction, ma queue ventilant la pièce a vive allure. Me couchant à cause de la douleur que mes os pouvaient me procurer sous leur poids, c'est ainsi que le silence me gagna, le contemplant simplement, l'admirant, prenant de grand inspiration pour me souvenir encore et toujours de son odeur. Et je restais la pendant je ne sais combien de minutes que je ne voyais pas passer, le laissant faire ce qu'il voulait, je ne le quittais plus des yeux. Mes pleures avaient cessé mais mon cœur continuait son envolé, toujours un peu plus haut a chaque fois qu'il me regardait, qu'il me parlait ou me caressait. Une ascension toujours plus haute, toujours meilleure ! C'est enfin après de longue et plaisante minute que la porte de la salle se rouvrit, Aaron était là, le regard triste et heureux à la fois se posant sur nous, ses seuls mots furent :

    « Je suis heureux pour vous et vous souhaite encore beaucoup de bonheur et beaucoup d'années a courir ensemble ! »

La négociation entre lui et l'assistante vétérinaire ne fut pas bien compliqué apparemment. Mais j'avais toujours été persuadé que lui, c'était un type bien. Me relevant avec beaucoup moins de difficultés que par le passé, je m'approchais d'Aaron, regardant le vieillard sans ciller des yeux. Je ne pourrais jamais assez être redevante envers toi, alors je te souhaite aussi une excellente continuation et que dieu te garde. Restant là, sans bouger je laissais cet homme âgé me caresser pour la dernière fois et me serrer dans ses bras. Il me faisait de la peine, il est vrai que lui et sa femme c'était fait a me présence, c'était fait a cette chienne qu'ils devaient constamment surveiller au risque que je meurs sans prévenir, et celle d'un chien est quelque chose d'incomparable... Sentant sa main terminé une caresse sur mon crâne, je lui lécha cette dernière. Quitter quelqu'un que nous aimons et quelque chose de terrible, je l'ai vécu, je sais ce que ca fait mais dit toi que la roue tourne et beaucoup de chien aimeraient vous avoir en tant que propriétaire. Cherchez bien et je suis sur que vous trouverez, mais nos chemins n'ont fait que ce croiser et se terminent ici même. Merci en tout cas, merci pour tout.

    « Soit une brave chienne. »

Me dit-il. Et il n'avait pas a en douter. Le regardant se relever, je l'accompagnai jusqu'à mon seul et unique maitre que j'observai tel le dieu qu'il était a mes yeux. M'asseyant a ses côté au même instant ou Aaron lui tendit sa vieille main avant de prendre a nouveau la parole en nous souriant.

    « Aaron Ordwigan, enchanté ! Et si nous allions changer ces papiers, de toute façon qu'est ce qu'un p'tit vieux comme moi pourrait combler un chien avec tant d'énergie ? Elle sera bien mieux avec vous, il suffit de lire dans vos yeux a tous les deux. »

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Dernière édition par Tinka's Trekker le Jeu 22 Mar - 1:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Aidan ✖ I don't mean to hurt just to put you first...   Lun 19 Mar - 20:56

A peine je franchis la porte, accompagné de la jeune assistante du vétérinaire, que des couinements atteignent mes oreilles. Pour tout vous dire, il ne m’en faut pas plus. Mon estomac était déjà complètement crispé – et j’avais envie de vomir depuis un moment – qu’il m’était difficile de croire que cela pourrait empirer. Mais c’est le cas, pourtant. D’un coup, j’ai l’impression qu’on me lacère le bide à coups de couteau, de hache même. C’en est tellement douloureux que je manque m’évanouir. Ces geignements, je saurai les reconnaître entre mille : aucun doute, c’est Trekker. Je me rattache à tout ce que je peux, je me cramponne à la réalité pour ne pas sombrer … de bonheur ? Sans doute. Mais sous le choc, surtout, je crois. Je ne contrôle plus mes pensées, d’ailleurs, j’ignore si j’en ai seulement, à ce moment. Le stress mais aussi la joie de retrouver mon bébé m’assaillissent. Ainsi qu’une peur vrombissante de m’être trompé.

Je la cherche des yeux, je fouille les boxes de là où je suis. Ça y est, je vois Trekker. Elle est déjà en train de frétiller, de couiner et de sauter dans tous les sens, tel un ressort. Ma joie ne se heurte qu’à un seul détail : elle est atrocement maigre et on aurait dit qu’elle risque de se briser d’une seconde à l’autre. Je me demande silencieusement comment elle tient encore debout. Ses muscles atrophiés, auparavant si vigoureux et énergiques, ont l’air tout simplement rongés. Et là, un élan de culpabilité, de honte et de haine m’envahissent en même temps. Quel être immonde j’ai été de laisser ma chienne, mon âme sœur, dans des circonstances aussi abominables. Evidemment, ce n’était pas de ma faute, je n’avais jamais demandé à ce qu’on me l’arrache aussi abruptement. Mais la vie n’est pas aussi juste qu’on pourrait nous le faire croire. Un jour on vit le bonheur parfait et le jour suivant, paf, tout s’écroule, à l’effigie d’un gigantesque château de cartes.

« Oh, Trekker ! » soufflé-je, la gorge nouée.

Sur quoi, je m’avance vers le box dans lequel elle est enfermée, je m’agenouille et lui caresse la patte qu’elle a passé à travers les barreaux pour pouvoir m’atteindre. J’ai envie de la serrer contre moi, de lui dire que je suis là, que tout se passera bien. J’en oublie complètement l’assistante. Je caresse la tête de ma chienne, lui soufflant des mots doux, lui confiant qu’elle m’avait atrocement manqué, que je ne la laisserai plus jamais s’en aller. Je passe ma main sur chaque millimètre de sa tête, tout ce qui est à ma portée, pour lui faire sentir que je suis bien là. Elle doit avoir autant l’impression de rêver que moi.

Avant même que je ne m’en rende compte, la jeune femme m’adresse la parole – je n’ai strictement rien retenu de son baratin – et elle s’éclipse aussi sec. Mais juste avant, elle revient sur ses pas, note qu’elle a oublié quelque chose et déverrouille la porte qui enferme ma chienne. Ni une, ni deux, Trekker est sur moi en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Je la laisse me lécher le visage, me souvenant encore que, lorsqu’elle était bébé, je réclamais des bisous pour lui faire comprendre que dès qu’un visage humain s’approchait du sien, il fallait le lécher et non le mordiller. Je serre fort ma chienne dans mes bras et finis par la relâcher. J’ai peur qu’elle n’étouffe, si je la garde trop contre moi.

La porte de la salle se rouvre, une nouvelle fois, après je ne sais trop combien de temps. Je lève la tête et me retrouve nez-à-nez avec un vieillard et la même jeune femme de tout à l’heure. Me rendant soudain compte que je suis assis par terre comme un gueux, je me lève aussi tôt. Je ne compris rien à ses mots. En fait, je n’ai même pas percuté que c’était lui, l’homme qui avait gardé ma chienne pendant tout ce temps. J’ai une pensée soudaine : est-ce que c’est ce vieux fou qui m’a volé ma chienne ? Je serre les dents, les poings, tendu à cette idée, prêt à littéralement lui exploser le crâne. C’est alors que je vois Trekker se lever et aller vers lui, comme si elle voulait lui dire au revoir. Je me radoucis instantanément et me ressaisis, par la même occasion. J’en viens à me trouver idiot : Trekker n’irait pas vers un homme qu’elle n’aime pas. Ce n’est pas du tout son genre.

« Merci, monsieur. Je crois que vous vous êtes bien occupé de ma chienne en mon absence. Mais … si cela ne vous dérange pas, j’ai une question. Comment avez-vous rencontré Trekker ? »

Je lui parle le plus gentiment possible, tout en l’accompagnant à l’extérieur de la pièce. J’essaie de me montrer réellement reconnaissant. Après tout, il aurait très bien pu m’envoyer paître et me reprendre ma chienne. Auquel cas je l’aurai évidemment défoncé. Cela va de soi. Mais bref, là n’est pas le sujet. J’aimerais juste connaître le coupable. Ce n’est pas cet homme, c’est sûr. Il ne me céderait pas ma petite aussi facilement s’il l’avait préalablement volée. J’attends de plus en plus impatiemment qu’il veuille bien me répondre. Et, pour tuer le temps et m’assurer que Trekker est toujours là, je suis souris et m’agenouille à nouveau pour lui faire des papouilles.
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MessageSujet: Re: Aidan ✖ I don't mean to hurt just to put you first...   Jeu 22 Mar - 1:31

Me mettant à haleter en ne cessant de remuer la queue, c'est avec quelque tremblement que je me remis sur mes quatre pattes pour accompagner mon maitre ainsi que les autres humains. Cependant je sentis rapidement la fatigue provoqué la lourdeur de mes os me revenir et malgré la volonté de fer qui m'habitais a cette instant présent, malgré le fait que j'avais de nouveau envie de me battre pour lui c'est a l'instant même ou ma tête se mis a tourner que je sentis qu'il ne fallait plus que je me bouge. Me couchant sur le sol au même moment ou Aidan se baissa pour me câliner. Lui léchant le menton et le cou tout en suivant sur ses mains, c'est alors que je tournais la tête instantanément vers Aaron quand il se mit a prendre la parole. Comment m'avait il connu. Oui, connaissant Aidan, je savais qu'il était logique qu'il pose se genre de question et je savais aussi que la réponse ne lui fera pas plaisir et même avec ce qu'il m'est arrivée, je ne souhaite pas a ces hommes de tomber sur la route de celui qui me permet de vivre.

Des flashback, de mauvais flashback envahir ma tête, je les revoyais rigoler quand je m'écroulais sur le sol a force de coup de fouet, je les entendais chanter et se moquer lorsqu'il m'attacher et me pointer leur fusil sur moi. Dans les premiers temps j'ai cru qu'il fallait se défendre, alors chaine tendue je sautais en leur direction pour tenter de les atteindre mais en vain. Pourtant je m'étais juré de les avoir même en sachant que cet endroit était sans issu, ça, je l'avais bien compris. Mais je me souvenais, l'Alaska, les pleine, la neige, Aidan, surtout Aidan même et c'était le bonheur et je me vengerais, moi ainsi que mon âme sœur. Oui je ne me laissais pas faire et jamais ô grand jamais je ne tremblerais devant se pantin, devant se minus. Et pourtant au fil du temps, je me rendais compte que j'en ai dépensé de l'énergie et de la rage pour les abattre, mais c'est d'une balle dans la patte que j'étais obligée de m'incliner. Je ne compris pas, je ne compris pas pourquoi n'y comment autant de haine pouvait résider dans l'esprit humain. Et c'est la tête dans la boue je me sentie le mieux, mon sang dévalant mes poils et moi priant pour que tout s'arrête pendant qu'eux riaient a gorge déployée de la situation alors que je criais ma tristesse et ma peine. Comment pouvaient ils glousser sur la souffrance d'un être vivant ? Je n'ai jamais compris et ne comprendrais surement jamais, mais c'est du passé, un dur passé certes, mais du passé quand même. Enfin merde quoi, nous avons quand même tous un cœur, on partage le même monde alors pourquoi tant d'injustice ? Un soucis de supériorité ? Mais pourquoi s'acharner sur un animal... ? … Enfin qu'elle question bête, c'est tellement plus simple de passer sa frustration sur un être qui n'a rien a voir avec vos soucis !

Blottissant ma tête contre les genoux de mon chef de meute, c'est en sentant son odeur que je me rendis compte de la façon dont sa présence pouvait me faire du bien. Cependant je gardais les yeux rivé sur le petit vieux qui m'avait héberger quelques mois durant. C'est enfin maintenant qu'il cracha le morceaux et couchant les oreilles sur mon crâne au même instant, je suivais attentivement ce qu'il aller raconter. Non pas que je ne lui faisais pas confiance, non pas du tout, je savais qu'il n'était pas le genre d'homme a mentir, mais seulement je ne voulais pas en perdre une miette. Je dois avouer que ce jour là j'avais de grande difficulté a respirer et je n'étais pas totalement consciente pour ne pas dire plus du tout...

    « Eh bien, c'est il y a maintenant a peu près cinq mois il me semble. Enfin en tout cas nous étions en ballade avec ma femme du côté de Borrow au nord de l'Alaska et nous promenant sur les hauteurs de plaine, nous entendions un homme crier et insulter au loin, parlant de quelqu'un d'inutile que ca lui faisait un gueule de trop a nourrir et qu'il fallait cesser tout ca. J'eus peur, je dois vous l'avouer, mais j'étais obligé de voir ce qu'il se passait. Un chien ou un humain, quelle différence, tous mérite de vivre. Et accourant vers l'homme, je me fis pointer du fusil par cette étrange personne tout en me menaçant de tirer si j'approchais plus. Entre vous et moi, cet homme n'était vraiment pas net... Mais alors qu'il repointa son arme sur la chienne je lui hurla un non de terreur. C'est alors en se moquant de moi qu'il me demanda si je la voulais... Refusant de savoir ce qu'il en ferait si je leur laissé, je ne pouvais pas laisser ce pauvre animal couvert de sang et de blessure chez eux. J'ai essayer de contacter les services vétérinaires après avoir récupérer Tinka, mais apparemment s'ils s'occupaient de tous les musher comme eux en Alaska il n'y en aurait plus pour nourrir l'Iditarod... Peinais de cette histoire je me suis contentais d'essayer de faire vivre cette miss. »

Il avait terminé et tout était vrai, rien n'était exagéré et d'ailleurs je regrettais de ne pas savoir me faire comprendre par les humains pour leur dire ce qu'il s'était vraiment passé durant toutes ces années de silence entre Aidan et moi même. Car c'était pire que cela, oui, bien plus pire ! Et j'aimerai tellement pouvoir leur hurler leur prénom, leur nom, guider mon ange gardien vers leur territoire. J'aimerai tellement pouvoir faire tout cela, cependant je ne pouvais pas les être vivants n'étaient pas assez évoluer pour communiquer d'un seul et même langage... Aaron n'était pas au courant de tout ces renseignements bien que se souvienne peut être de part ou il est passer avec sa femme pour venir à ma rencontre et me sauver d'une mort imminente...

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MessageSujet: Re: Aidan ✖ I don't mean to hurt just to put you first...   Lun 26 Mar - 12:02

« Borrow, vous dites ? »

La voix rauque, les muscles complètement tendus et les yeux en fente, Aidan tentait tant bien que mal de se contrôler. L’histoire du vieux n’avait pas l’air d’un mensonge (pourquoi en serait-ce un). Mais dans sa tête de tordu, Aidan ne pouvait s’empêcher de se demander si tout était bien vrai. Evidemment, ce qu’il en retenait avant tout, c’est que Trekker n’avait pas été enlevée par le vieillard. Il s’en était douté, bien sûr. Un pauvre vieux comme lui n’aurait aucun bénéfice à tirer d’une chienne hors paire comme elle. Qu’en ferait-il ? Au mieux, il l’aurait vendue … Il ne pourrait même plus courir, si ça se trouvait. Et Aidan connaissait sa chienne mieux que personne – dieu merci ! – il ne savait que trop qu’elle ne se plierait jamais à personne d’autre que lui. Soudain, cela devint clair … elle avait dû se rebeller d’une certaine manière. Il l’aurait parié, la chienne de tête n’avait pas dû se laisser faire et cela lui avait valu la colère des voleurs qui la lui avaient enlevée.

Je ne peux m’empêcher de voir ce nom défiler dans mon esprit, comme une banderole qui n’en finirait pas de revenir sous mes yeux. Borrow. Borrow. Borrow. L’écho de l’endroit heurte violemment mon cerveau qui, lui, s’enclenche immédiatement. Je dois faire mon possible pour garder mon sang froid. A dire vrai, j’exècre ce vieillard. Je le hais du plus profond de mon être. Il me renvoie le reflet de mon inutilité : il a trouvé ma chienne alors que moi, j’en ai été incapable. Je me sens mal. J’ai l’air misérable. Je me déteste. Oui, c’est ça, ce n’est pas vraiment lui que je déteste. C’est plutôt moi. Je serre ma Trekker, fort, comme si j’allais la perdre à nouveau. C’est impensable. Cette fois, je ne la laisserai plus partir. Le goût amer de la vengeance brûle ma gorge plus que de raison.

« Vous avez d’autres informations sur cet homme ? »

Le vieillard pourrait lui être utile, Aidan le sentait. Il allait en tirer tout ce qu’il pouvait. Il allait faire de son mieux pour récolter un maximum d’informations et, le jour venu, quand il sera prêt, il irait lui-même descendre ce fils de pute qui lui avait arraché sa joie de vivre. Il l’étriperait lentement, le faisait crever de peur comme ce qu’il imaginait que sa chienne avait subi. Il connaissait cette ambiance, il avait entendu des dires semblables et vu des choses atroces. Aidan savait parfaitement que certains hommes étaient tout simplement dépourvus de cœur, d’âme, d’esprit. Ils torturaient les animaux, y prenaient goût et les tuaient. Aidan frissonna violemment à cette idée et il posa une main, instinctivement, entre les oreilles de sa chienne. Il la regarda avec attendrissement, bien que triste de voir son état physique.

« Elle n’est pas commode, ma fille, hein ? » rit le musher, à l’attention du vieil homme.

Je souris et coule un regard attendri en direction de mon bébé. Je sais qu’elle peut être vraiment têtue. Et, pour le coup, je crois tout de même en la bonne foi du bonhomme. S’il l’a prise en pitié et qu’il la sauvée (j’ai envie de vomir, de penser à une chose pareille), c’était sans doute pour la garder, la maintenir en vie comme il pouvait. Et à voir l’état de Trekker, elle n’avait pas dû être si facile à gérer, pour le vieil homme. Ça me fait sourire, même si je ne devrais pas. C’est juste que le caractère de ma chienne, je l’ai moi aussi trouvé atroce, au tout début. J’ai vite su m’y adapter, cependant. Et, en fin de compte, qui l’eut cru, c’est l’amour fou, entre nous.


L’espace de quelques instants, Aidan oublia presque son idée de vengeance qui le dévorait de l’intérieur. Il se focalisa complètement sur sa chienne et sur l’homme qui leur avait permis de se retrouver. Ce que le jeune homme en déduisit fut assez expéditif et, étonnamment, plutôt positif. Posément, il remercia le vieil homme d’avoir maintenu sa chienne en vie jusqu’à ce qu’il la retrouve. Il précisa qu’il ne savait comme l’en remercier et lui serra chaleureusement la main.

« Grâce à vous, nous avons chacun retrouvé notre raison de vivre. N’hésitez pas à venir voir Trekker quand vous en aurez envie, surtout. Ça lui fera plaisir et à moi aussi. Après tout, nous vous devons au moins ça. »

Toute forme de haine à son égard semble avoir complètement disparu. Vraiment, mon esprit est bizarre, incontrôlable. C’est tout juste si je suis capable de gérer mes propres émotions. Quand elles sont trop fortes, je m’emporte, je ne contrôle plus grand-chose. Je me trouve idiot d’avoir voulu m’en prendre à ce vieillard sans défense qui, je le vois maintenant, n’a fait que nous rendre service, en réalité. Je suis misérable. Parfois, je me déteste vraiment. Enfin, j’ai fait la paix avec moi-même, momentanément. Je câline Trekker, distraitement, pour ne pas lui faire oublier que je suis à ses côtés, désormais. Et pour toujours.
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MessageSujet: Re: Aidan ✖ I don't mean to hurt just to put you first...   Jeu 29 Mar - 12:20

Je me réconforte contre lui, ferme les yeux et respire son odeur, tout redeviendrait comme avant a présent, plus rien ne nous éloignerait l'un de l'autre... Plus rien certes, sauf peut être la mort, mais même si la suite logique veux que je meurt avant lui, nous ne sommes pas encore près a ça. Ce n'est pas le moment, nous avant encore facilement une bonne dizaine d'année à vivre ensemble. Et d'ici j'espère pouvoir compter sur une progéniture future pour s'occuper de lui, l'aimer, l'admirer et le choyer comme je suis capable de le faire a son égard. Oui il avait raison, lui comme moi venions de retrouver notre raison de vivre, cela nous donnerai un sacré coup de fouet, me remettrait sur patte. Et dire que l'impensable venait de se réaliser ! Comme quoi, la vie est vraiment extraordinaire ! Il ne faut jamais se laisser abattre par une mauvaise passe, car la roue tourne et un jour, un jour le bonheur nous reviendra ! Et je parle en connaissance vu que je plane actuellement en apesanteur. Si je me trouve au nirvana ? Peut être bien oui, car retrouver la seule personne pour qui on se sacrifierait sans demander une seule justification n'est même pas descriptible tellement c'est fabuleux. Enfin, dressant les oreilles sur mon crâne en direction de la porte, je me releva et fis un pas, je n'eus le temps de faire que cela le temps que la porte de ce lieu ne vint s'ouvrir. Penchant la tête sur le côté en restant collé a cette déité qui était mienne. C'était le vétérinaire et un mélange de surprise et d'énervement traversa son visage. Il ne semblait pas réellement heureux de la situation... Et ni une, ni deux, il se mit a attaquer comme un putois. Oui attaquer est le bon terme, car même si ce n'est que de la parole, moi j'peux vous assurer que ça ne sent pas mais alors pas du tout la rose...

    « Que faites vous ici ??? C'est une pièce interdite aux publique !!! Cette chienne doit subir une opération ! »

Tournant la tête vers Aidan, je recula pour me mettre a son niveau et à la fois être à la même hauteur que lui, me sentant plus rassurer, plus protégé quand il était là. M'asseyant contre lui, je vis le vétérinaire faire un pas vers moi, attraper une laisse au passage et venir me l'accrocher a l'anneau en cuivre du collier que j'avais. Me débattant comme je pus quand il décida de m'arracher a mon maitre, c'est dans un pleur que je sauta en direction d'Aidan. Me cassant la figure sur le carrelage glacé de la pièce je tournais ma tête sèchement vers l'homme qui me maintenait pour lui dévoilé mes crocs blancs. Plus jamais on ne me séparera de mon âme sœur, plus jamais et je serais prête a tout pour ! Voyant le vétérinaire avoir un geste de recule face a mon regard a la fois implorant de me laisser a Aidan et puissant de volonté de rester avec lui, ce fut dans un claquement de mâchoire que je le fis reprendre ses esprits. Alors qui s'apprête a parler, je me remis sur mes quatre pattes pour venir me coller à mon maitre.

    «  Si vous l'aimez, malgré son débat, vous nous la laisserez ! Cette balle qu'elle a à la patte arrière l'empêche de bien se déplacer, elle la gène même si elle préfère rester auprès de vous. Il faut être raisonnable et sérieux pour son bien être ! Elle ne pourra pas courir convenablement si vous la laissez comme ça. C'est une opération qui dure moins de trente minutes, si vous voulez vraiment ne pas la laisser ici je peux rassembler mes assistantes, mais je ne peux pas laisser un chien comme ça rentrer tranquillement chez elle. Ça ne serait ni professionnel et prouver a la fois que nous n'avons pas de cœur pour les animaux et ça ne me ressemble pas. »

Tournant la tête vers Aidan, je retrouvais toujours un peu plus foi en moi en sa présence. Mais c'était lui et seulement lui que j'écouterais. Les autres pouvaient toujours chanter ce qu'ils voulaient je m'en contre foutais ! Ils ne sont rien, strictement rien pour moi et a mes yeux. Ce n'est pas parce que j'ai du respect pour l'humain que je lui permets de me traiter comme lui en a envie. Non, pour ça, je n'accepte -et avec un plaisir immense- qu'une personne, Aidan est l'unique homme qui a toujours pu et pourras toujours me tenir tête et me faire faire ce que je refuse généralement catégoriquement. Je sais que s'il le décide c'est qu'il sait ce qu'il fait, c'est qu'il sait que ça ne nous mettra jamais en danger. C'est mon humain, mon maître, mon homme, mon âme sœur, ma moitié d'humain, celle qui me complète, c'est mon dieu celui a qui je voue et vouerai un culte pour l'éternité ! De toute façon qu'importe le choix d'Aidan, maintenant il est là, nous nous sommes enfin retrouvé ! Jamais je n'ai jamais pu vivre sans lui, alors a présent que je suis a ses côté, je sais que ce soir, je pourrais enfin rêver. Je me retrouve plongé dans notre monde, c'est une nouvelle joie, un nouveau bonheur qui s'installe et si vous pouviez ne serait ce vous imaginer comme c'est agréable, vous comprendriez facilement le pourquoi je me sens pousser des ailes. Les clefs de mon paradis sont en lui, en Aidan, sa respiration suffit a me combler, la vie nous a de nouveau unis, c'est que rien ne pourra nous re-séparer ! Regardant les humains tour a tour, je savais que c'était la dernière ligne droite, notre dernière ligne droite avant de retourner chez nous alors si Aidan accepter que je me fasse opéré, alors j'irais sans rechigner. J'irais même en courant pour retrouver plus rapidement ma place a ses côtés. J'avais hâte d'être dehors, j'avais hâte d'être au pied du fauteuil pendant qu'il regarde la télévision, j'avais hâte de m'amuser avec lui, de m'entrainer avec lui, de passer tout simplement absolument tout mon temps avec lui et ça jusqu'à ce que je m'éteigne !

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MessageSujet: Re: Aidan ✖ I don't mean to hurt just to put you first...   Ven 30 Mar - 20:27

Tout se passait relativement bien. J’avais ma chienne contre moi, je la caressais pratiquement constamment. Nous étions tous deux soulagés de s’être retrouvés et nous pouvions enfin recommencer à vivre pleinement. Car autant le dire, quand on vous enlève la moitié de votre être, il vous est subitement difficile de trouver la volonté d’aller de l’avant. Maintenant que Trekker m’avait été rendue, c’est comme si je pouvais respirer de nouveau, pleinement, simplement. Et surtout très avidement. Je profitais de ta présence comme un drogué profite de sa came. C’est affreux à dire, c’est une comparaison qui n’est pas spécialement poétique ou jolie, ni même un tant soit peu glorifiante. Mais je suis incapable de trouver d’autres mots, ce sont les seuls qui me viennent à l’esprit et ils m’obsèdent.

Je suis en contact permanant avec ma chienne. J’ai besoin de sentir sa présence et, je le ressens, c’est la même chose pour elle. Son corps tout entier me le dit, me le répète, martèle mon âme avec ces mots : ne m’abandonne plus. Et je lui réponds comme je peux, sans le moindre mot mais avec toutes les émotions dont je suis capable. Je ne t’abandonnerai plus, Trekker.

La porte claque soudainement et le vétérinaire pénètre dans la pièce, furibond. Il commence par se montre agressif. Je sens Trekker se tendre, ses muscles se contracter et je ne suis pas tranquille. Qu’est-ce qu’il veut, celui-là ? Il veut crever ? Je dois me retenir de toutes mes forces pour ne pas aller lui casser la gueule, j’ai une sale envie de lui écraser la tête contre le mur et de lui péter toutes ses dents. Ça m’excède de voir ce mec arriver de nulle part et faire comme s’il contrôlait le monde. Mais quoi, abruti, tu crois que je suis un idiot, tu crois que je sais pas que ma chienne est mal en point ? Tu crois que je vais la laisser crever, hein ? Bah tu te fous le doigt dans l’œil, mon coco, et bien profond, tu vois.

De nouveau, je suis contraint de me retenir. La raison prend encore parfois le pas sur mes émotions trop fortes et incontrôlables. En l’occurrence, mon cerveau semble avoir compris que j’avais besoin de ce mec pour aider ma chienne à aller mieux. Il parle d’une opération rapide. Je regarde Trekker, je sens son regard dans le mien, elle est attentive, elle a l’air de vouloir savoir ce que j’en pense. Pour toute réponse, je dépose un baiser sur son crâne. Quand je me relève, je foudroie le vétérinaire du regard et ne prête pas la moindre attention à ses paroles. Du moins, c’est ce que je veux faire croire – en réalité, je suis on ne peut plus attentif, je ne veux pas qu’il arrive des misères à mon bébé. Je hoche la tête, lui faisant ainsi comprendre que j’ai percuté :

« Très bien. Quand est-ce que vous comptez l’opérer ? Il est trop tard pour faire ça ce soir, j’imagine. »

Je crois bien que Trekker se rend compte de la situation. Dans tous les cas, elle m’a l’air plus détendue. J’essaie de lui faire comprendre par des caresses attendries que je suis là pour elle et que je ne la laisserai pas endurer ça. D’ailleurs, il est simplement hors de question que je la laisse seule une seconde. J’exige donc, d’une voix brutale, froide et sans appel :

« Je dormirai avec elle, cette nuit, ici-même. »

Ce n’est pas une requête, c’est un ordre, pur et simple. Je ne partirai pas, je ne rentrerai pas sans Trekker. Je ne prendrai pas le risque de la perdre une nouvelle fois. Je suis devenu totalement parano mais je m’en fous complètement. Qu’il essaie un peu de me dissuader de rester, ce médecin. Il risque de le regretter.
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MessageSujet: Re: Aidan ✖ I don't mean to hurt just to put you first...   Mar 3 Avr - 18:21

Regardant Aidan dans ses yeux, me plongeant dans son regard alors que je fus accompagné d'un terrible frisson. La peur de s'éloigner de son être renaissait en moi me remémorant ces années cauchemardesques passées loin de lui. Sentant un brin de panique me parcourir le corps au moment ou il accepta que je reste ici, je piétinais le sol inconsciemment de mes deux pattes avant. Non pas par excitation mais surtout par stress. Regardant tour a tour le vétérinaire ainsi que mon maitre, pourtant déglutissant c'est avec une certaine surprise que je remarqua l'audace de mon ange gardien. Penchant la tête dans un sourire, je le regardais un instant, plus confiante, me sentant plus protégée, plus rassurée, sa présence me réconfortant incroyablement. Le vétérinaire confirma a Aidan qu'il aller être compliqué effectivement de me faire passer dans la soirée, l'équipe chirurgicale étant seulement présente le matin. Cependant quand mon âme sœur protesta pour rester dormir à mes côtés on peut dire que le professionnel fut bien surpris. Nonobstant, il n'osa pas rétorqué car même si rien ne pouvait se percevoir dans son visage, je ressentais une peur en lui, une certaine crainte envers Aidan. Bon on va dire qu'en plus de ne pas être sociable, à première vue il est exécrable et on aurait tendance a le prendre pour un fou furieux, logique de le vétérinaire ne puisse donner que son accord !

    « Très bien nous allons vous installer un matelas dans une autre salle pour éviter que vous vous trouviez avec les autres chiens. »

Il disait ca d'un air, comme si tout le monde lui demandait ca tous les jours, mais son regard le trahissait, je le voyais ! Frottant ma large tête contre la jambe de ma raison de vivre et me mis sur mes quatre pattes, restant bien a ses côtés, suivant le vétérinaire qui dégagea une salle spécialement pour nous. Le voyant porter une gamelle d'eau ainsi qu'une autre avec quelques misérables poignées de croquettes. M'approchant pour sentir ces dernières une fois que nous sommes rentrés dans la pièce, je m'approchais plus facilement de l'eau pour en laper plusieurs gorgées que des croquettes. Néanmoins, l'envie d'en croquer quelques une se fit ressentir par mon estomac qui se mit a gargouiller d'une façon assez frénétique j'ai envie de dire. En avalant alors un maigre nombre, je m'ébrouai soudainement -pourquoi ? Aucune idée à vrai dire...-. Cette sensation d'avaler un aliment était écoeurant tout comme agréable à la fois. Observant le vétérinaire du coin de l'œil qui était en train de me guetter, je dressai rapidement les oreilles sur mon crâne quand je l'entendis parler.

    « Je vous laisse le paquet de croquettes à votre disposition. Par contre, vu sa maigreur il ne faut pas lui en donner beaucoup, il faut y aller progressivement au fil des jours pour la réhabituer à manger sa dose habituelle. Nous avons du phoque au dans la pièce qui est collée à celle ci, il vous en faudra absolument pour éviter les carences que les croquettes pourront donner à un esquimau du Groenland. Enfin je vous ré-expliquerais ca mieux demain après midi au moment du départ. Si vous voulez aller vous acheter un plat pour votre repas de ce soir, allez y, vous avez le temps, on ferme dans un peu moins de deux heures. Si vous voulez prendre votre chienne avec vous, prenez là, mais s'il vous plait, revenez avant dix neuf heure, pour son opération de demain matin. Par ailleurs a partir de vingt heure, Trekker n'aura plus droit de manger et demain dès sept heure du matin il faudra lui retirer l'eau pour que l'opération se passe sans aucune difficulté. »

Me léchant les babines a l'idée de déguster du phoque, je revins en direction de mon maître quand le vétérinaire eut finit ses consignes, ses explications. J'avais sagement attendu au dessus de la gamelle d'eau durant quelques brèves secondes pour éviter de mettre de l'eau partout. Venant me lover entre les jambes d'Aidan, je devais avouer que j'étais quand même bien fatiguée de toutes ces années, enfin je parle de fatigue mentale... Mais j'espérais au fond de moi que ce dieu que je vénère tant aura envie d'aller se chercher quoi manger, j'avais envie d'oublier de faire comme avant, de le suivre, de l'accompagner partout ou il va. Je t'aime tellement, tellement fort Aidan... !

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MessageSujet: Re: Aidan ✖ I don't mean to hurt just to put you first...   Mer 23 Mai - 2:55

Up ou un nouveau =) ?

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Aidan ✖ I don't mean to hurt just to put you first...

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