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 Et dire que ... [PV]

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Balthazar

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MessageSujet: Et dire que ... [PV]   Mer 14 Mar - 6:13

    Depuis le lever du soleil, l’ambiance n’était pas la chose la plus plaisante que l’on pouvait ressentir dans la petite ville de Fairbanks. À vrai dire, deux lieux assez importants en soient était en proie au stress voir même à la panique. Tout d’abord, il y avait les employés du Chenil de l’endroit, un petit bâtiment sur une route légèrement en retrait, qui semblaient sur le bord de la crise de nerfs. Deux hommes parlaient avec le propriétaire comme si ils pouvaient le faire changer d’idée sur une quelconque situation. On pouvait entendre de vagues « Il va encore faire une crise ! » ou encore des « Le vétérinaire n’est pas content non plus ». Pourtant, malgré tous les mécontentements et les mouvements de panique, le vieil homme demeura ferme. Cette bête avait besoin d’une visite chez le vétérinaire. Sa taille et le fait que les enclos n’était pas tout à fait adapter pour des chiens aussi gros avait fait en sorte qu’il c’était blesser à l’une de ses pattes antérieurs. Soupirant en silence, jurant dans leurs têtes, les deux hommes cessèrent leurs argumentations et ils se dirigèrent vers le bureau.

    Ils en sortirent avec un imposant collier étrangleur, une muselière et deux très grosses laisses. À les voir, on aurait pu jurer qu’il se dirigeait vers la mort. Même si s’en était bien loin. Les deux bipèdes se dirigèrent vers les cages qui se trouvaient dans le chenil. S’arrêtant devant l’une des portes, un grondement léger se fit entendre. Les deux hommes se figèrent sur place quelques secondes. L’animal qui se trouvait dans la cage redressa lentement la tête. Il était couché dans le fond de l’enclos. À lui seul, le chien devait prendre au moins la moitié de l’espace disponible au sol en largeur. L’un des hommes déverrouilla la porte et il l’ouvrit. Appelant, avec une voix qu’il espérait calme, le chien.


    « Balthazar allez viens on va dehors ! »

    Assez rapidement, le chien se releva. Il s’approcha même des deux hommes, l’un d’eux, visiblement un peu moins à l’aise que son coéquipier, recula d’un pas. Balthazar les observa en silence, arrêtant son chemin a environ un mètre des deux hommes. Il ne comprenait pas trop pourquoi les deux bipèdes semblaient aussi nerveux. L’homme renouvela sa demande et alors l’imposant mâle se remit à avancer. Lorsqu’il fut au niveau de la porte, les hommes lui mirent la muselière au museau et ils mirent en place le collier étrangleur. Grondant légèrement, l’animal n’était pas à l’aise. Il n’aimait pas ce collier, il n’annonçait jamais rien de bon. Les hommes, attacher tout deux à l’un des anneaux du collier se mirent à avancer et Balthazar n’eut d’autres choix que de les suivre. Bien que s’il l’aurait voulu, il aurait très bien pu rester immobile.

    Quelques secondes passèrent en silence et au moment ou les portes du Chenil s’ouvrirent, Balthazar reconnu le camion blanc. Il savait très bien, même trop bien, ou il s’en allait avec lui. Les bipèdes étaient des égoïstes ! Poussant un gémissement, Zar planta ses pattes dans le sol et il tenta de cesser d’avancer. Cependant ayant une patte douloureuse, il n’arriva pas a empêcher les hommes d’avancer


    « Balthazar bon sang arrête sa ! »

    La voix de l’homme était teintée de colère et le chien le sentit. Il poussa un nouveau gémissement qui semblait d’avantage au son que poussait un bambin en proie à une crise de colère. Les visiteurs du chenil ne savaient pas trop s’ils devaient observer ce drôle de combat ou s’ils devaient dire aux hommes de lâcher le chien. Quoi que … était-ce vraiment un chien ? La tête de l’animal arrivait presque au ventre du plus petit des deux hommes. Il n’avait pas la taille d’un grand Danois, mais il n’en était vraiment pas très loin. Après quelques minutes de combats, les hommes réussirent à mettre le chien dans le camion. Ils soupirèrent et se dirigèrent à l’avant du véhicule. L’un des deux hommes prit son téléphone sans fil et il passa un coup de téléphone au vétérinaire pour lui dire qu’il avait enfin réussit à mettre Balthazar dans le camion et donc qu’il était en route. La clinique vétérinaire était donc maintenant le prochain lieu pour Balthazar qui ferait certainement comme la dernière fois …

    [C'est Nul Désolée --']
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MessageSujet: Re: Et dire que ... [PV]   Mer 14 Mar - 19:39


Aujourd'hui n'étais pas un jour comme les autre. Enfin si dans un sens, mais disons que pour une fois, je me sentais en forme. Bon, ne nous emportons pas trop non plus, dire d'une chienne comme moi est en forme ne veut pas dire qu'elle va faire toute une suite de connerie ou venir se coller a l'humain qui l'a recueillis. Non, rien à voir avec tout ca. Pour moi être en forme, c'est le jour ou je décide d'aller manger deux, trois croquettes, d'accepter les morceaux de viandes proposés par l'homme et laper quelque gorgées d'eau. Ça c'est une ''bonne journée''. Mais bon ne nous emportons pas non plus. Aujourd'hui je savais que pour changer, nous allions chez le vétérinaire. Et faire je ne sais combien de clinique par semaine m'explose le moral, ca me montre a quel point plus rien ne va. M'étirant a l'instant même ou l'homme me mis la laisse, je tournais lentement la tête, digne d'un chien âgé pour finalement gagner la voiture. Pas mal de route nous attendait, mais ce n'était pas grave, j'étais bien au chaud dans cette voiture et c'est d'ailleurs sans rechigner que me fis transporter a l'intérieur de l'engin. Me secouant une fois la voiture arrêtait, je savais bien que nous allions descendre d'ici peu de temps, et l'envie de me dégourdir les pattes était franchement présente. Car oui, pour une chienne de mon âge, se défouler est important. Tiens mais quel est ce mot ? Défouler ? Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas couru simplement parce que je ne peux plus...

M'ébrouant en sortant de la voiture, je me mis a bailler tout crocs dévoilés avant de me secouer a nouveau, gardant mon regard marron fixé sur la camionnette qui rentra dans le centre hospitalier, direction la clinique vétérinaire. Entendant un enfin dire a sa mère que c'était le véhicule du chenil, j'eus une remonté de frisson a l'idée d'un jour me retrouver la bas. Depuis deux ans, j'ai franchement pas eut une vie simple, mais alors la me retrouver au chenil serait vraiment la cerise sur le gâteau comme dirait certain. Regardant les humains descendre avec un manque de motivation flagrant je fus curieuse de savoir quel démon il caché dans leur petit camion. Boudant un peu de devoir suivre Aaron a l'intérieur de la clinique, j'étais pressé en un sens de découvrir qui pouvait bien rendre des humains dans cet état là. Cependant restant couché dans un coin pendant de l'homme qui tenait ma laisse pris un rendez pour moi le plus rapidement possible, j'eus l'occasion de voir l'animal qui me rendait si curieuse -désolé de la répétition-. Penchant le tête sur le côté en ne laissant rien transparaitre sur mon visage a la découverte de l'animal, je fus de plus en plus étonné en voyant sa taille qui a mon avis n'avait rien d'impressionnant en soit, seulement il faisait la taille d'un grand groenlandais. Souriant intérieurement en me disant qu'il avait quand même quelque chose ce cabot là, je me mis un soupir en le voyant faire. Eh bien, a croire qu'on t'a amener a la mauvaise semaine quand tu étais jeune pour que tu n'aimes pas le vétérinaire. Et oui, car sachez que la septième semaine chez un chiot est la semaine ou il aura peur de tout ce qui aura pu lui faire mal durant cette semaine là. Et bien souvent les éleveurs font cette erreur que d'amener le chiot a cette période là chez le médecin.

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MessageSujet: Re: Et dire que ... [PV]   Mer 14 Mar - 21:30

    Le fait de se débattre n’avait rien de plaisant dans le sens que lorsque l’imposante bête posait sa patte douloureuse au sol, il en résultait un élan assez déplaisant de douleur qui remontait sans douceur jusqu'à son épaule. Ce fut d’ailleurs ce qui le trahi au moment ou il pensait réussir à faire lâcher la laisse à l’un des deux hommes. Il c’était redressé sur ses pattes arrières pour tenter de surprendre le plus nerveux des deux hommes mais au moment ou il arrivait a ressentir la peur chez lui, l’autre bipède tira sur la laisse, ce qui le fit retomber lourdement … directement sur son membre douloureux. Un couinement se fit d’ailleurs entendre. Un son que le chien n’avait pas réussi à retenir. Mécontent, le husky prit quelques secondes de plus pour se débattre et lorsque les hommes ouvrirent la porte arrière gauche du véhicule, Balthazar y sauta en silence, il maintenait à présent sa patte antérieur droite dans les airs. Il n’aimait pas la sensation qu’il y ressentait à cet instant bien précis. L’homme nerveux lui jeta un dernier coup d’œil avant de fermer la porte et Zar lui montra les dents, comme pour lui faire comprendre que ce n’était pas fini.

    Le voyage fut de courte durée, mais chaque virage faisait basculer le corps de Balthazar et qui l’obligeait à s’appuyer sur sa patte. Les oreilles coucher sur son crâne, l’imposant mâle fini par se coucher au sol, ainsi il se contentait de glisser, il n’avait plus a s’appuyer sur son membre douloureux. Après quelques minutes, Zar ressentit le mouvement d’un véhicule qui se stationne. Il commençait à faire ! Il avait passablement hâtes de pouvoir sortir de cette boîte de sardines. Le moteur fut couper et alors l’imposant mâle se releva. Il savait très bien que les deux bipèdes n’ouvriraient jamais la porte de manière à ce qu’il puisse s’en échapper. Il attendit donc en silence, les yeux bien fixé sur le verrou interne de la porte. Il entendit rapidement le cliquetis et il se releva. Le plus vieux des deux bipèdes ouvrit la porte et il attrapa rapidement l’une des deux laisses qui trainaient au sol. Il la tendit à l’autre homme et il saisit le deuxième bout de corde.

    Balthazar gronda une nouvelle fois et il montra les dents de nouveau et il tenta de se planter sur ses pattes. La douleur le foudroya mais il resta tout de même immobile. Les deux hommes poussèrent sans problème des jurons et le plus vieux bipède ouvrit une nouvelle fois les lèvres.


    « Non mais arrête maintenant espèce de sac à puce ! »

    Balthazar se débattait aussi fort qu’il le pouvait. Il poussait des grondements, des couinements, des hurlements, mais rien ne semblait faire l’effet désiré. Quelques secondes passèrent ainsi et alors le plus grand des deux hommes, celui qui parlait toujours, grimpa dans le camion et il poussa le corps du chien. Balthazar n’eut donc plus le choix. Il sauta en bas du véhicule. Satisfait, le bipède descendit à son tour et il prit la deuxième laisse des mains du petit homme. Ce dernier se dirigea vers la clinique. Durant se court moment Balthazar posa son regard sombre sur le dit établissement. Il le détaillait en silence lorsqu’il aperçu une bête rousse, coucher au sol dans la bâtisse. Elle semblait loin d’être en santé. D’ailleurs c’était peut-être ce pourquoi elle était ici aujourd’hui. Balthazar sentit une pression sur le collier et il cessa d’observer la chienne pour tourner la tête vers le bipède. Visiblement, ce dernier souhaitait qu’il avance … Et bien il pouvait rêver.

    Abaissant le bas de son corps, Balthazar se positionna et s’assit de manière a ce que l’homme, maintenant seul, ne pourrait le faire avancer. Poussant un nouveau juron, le bipède s’approcha du chien et il transféra les laisses sur l’anneau qui pourrait peut-être le faire avancer. Lorsque ce fut fait, il se mit en marche vers la porte de la clinique. Un son d’étrangement se fit entendre et il fit suivit par un grondement sourd. Visiblement, cet homme tentait de le faire avancer par la force. Zar résista quelques secondes et, finalement, il se releva pour commencer à avancer, la tête légèrement basse. Il accéléra légèrement la cadence pour rattraper le bipède. Ainsi, le collier serait moins serrer et il pourrait respirer. Alors qu’il avançait, l’imposant husky se remit à observer la chienne qui se trouvait à l’intérieur. Le fait qu’il ne se débattait pas était surprenant, mais la présence de cette chienne était étrange. Il ne comprenait pas comment elle pouvait survivre avec ce corps si délaisser.

    Balthazar entendit à peine le son de la porte qui s’ouvre. Lorsque le bipède tourna pour aller s’assoir, le chien se débattit quelques secondes, il observait la bête rousse en silence. Essayant de déceler quelque chose dans son regard. L’homme donna un petit coup sur la laisse et alors, pour éviter d’être étrangler, le chien se remit à marcher. Il s’assit lorsque l’homme lui appuya sur l’arrière train. Il ouvrit les lèvres. Bien entendu, ce qu’il dit à la femelle passa pour de petits grognements et couinements aux oreilles des humains.


    « Tu devrais te nourrir … »
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MessageSujet: Re: Et dire que ... [PV]   Ven 16 Mar - 18:36

Je ne comprenais vraiment pas ce type de réaction, pourquoi être tant agressif vers l'humain. Ça se voit pourtant que tu es boiteux alors pourquoi tant d'acharnement a ne pas souhaiter que l'on t'aide, pourquoi restes tu sur tes positions alors qu'ils ne sont pas là pour te faire souffrir mais plutôt pour t'entretenir. Tu les rends aigris, mauvais et détestable et c'est a cause de chien comme toi que des chiennes comme ont mon vécu. T'es un boiteux, tu le sais que tu as mal, alors pourquoi t'obstiner tu ? Je t'ai vu dehors, j'ai vu que la souffrance te faisait mal réagir alors pourquoi tant de haine face a eux ? As-tu une mauvaise expérience avec les humaines et considères-tu qu'ils sont tous pareil ? Tant de question qui se baladent dans ma tête ne comprenant pas de réponse et de raisons spécifique. Gardant mon regard marron sur le beau mâle, je déposa délicatement mes yeux sur les personnes qui s'occupaient de lui, elles ne semblaient pas si méchant pourtant. Penchant alors ma tête sur le côté c'est en poussant un soupire que je bailla pour finalement reposer mon attention sur l'husky qui se trouvait pas si loin de moi au final. Et arquant un sourcil dans la surprise de l'entendre m'adresser la parole, j'eus bien un peu de mal a répondre ne comprenant pas de quoi il se mêlait. Enfin je suppose que ce n'était pas méchant, mais plutôt un conseil. Secouant ma large tête dans un grondement qui était loin d'être agressif, mais qui répondait simplement a sa phrase signifiant un ''Occupe toi de toi mon pote, on a pas gardé les cochons ensemble.'' qui n'était pas dit directement. Mais après mur réflexion c'est en gardant un visage fermait que je me décidais a lui parler a mon tour.

    « Tu devrais les respecter... »

Le respect est quelque chose de mutuel, s'il ne tourne que dans un sens il ne durera jamais. Cette phrase simplement pour te faire comprendre gentiment que je n'ai pas a recevoir de leçon d'un chien qui ne fait pas attention aux erreurs qu'il peut commettre. Non je n'étais pas mauvaise, mais rendez vous a l'évidence, pourquoi accepterais-je ce type de remarque de lui le gros mâle dans lequel on peut lire dans ses yeux qu'il n'a rien vécu de réellement marquant. Il est vrai, je ne devrai pas me permettre de parler ainsi des gens que je ne connais pas. Mais bon, la, ca a été plus fort que moi. Gardant mon regard sur lui, je détourna mes yeux pour le posé sur l'humain qui était toujours au comptoir attendant toujours son rendez vous pour mon cas. Mais reposant mes pupilles sur l'animal, c'est dans une voix, neutre et claire que je lui adressais a nouveau la parole.

    « Trekker, enchantée. »

Il s'en fichait peut être, mais c'était sortie tout seul que voulez vous, c'est ainsi !

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MessageSujet: Re: Et dire que ... [PV]   Lun 19 Mar - 20:55

    Le chemin dans le camion n’avait pas été bien plaisant. Le fait que le bipède qui était au volant ne fasse pas le moins du monde attention lorsqu’il tournait à gauche ou à droite n’était certainement pas la chose qui allait aider. L’imposant mâle n’arrivait pas à rester immobile, son poids jouant contre lui. Il se retrouvait à glisser contre le sol et alors il ne pouvait retenir un couinement qui laissait transparaitre sa douleur. Ce fut pour cette raison d’ailleurs que Balthazar termina le chemin couché sur le sol métallique et froid du véhicule. Dans cette position, il ne souffrait pas inutilement. Après quelques minutes, l’imposant mâle sentit que le véhicule ralentissait et il sentit que le moteur était coupé. Il était donc maintenant sur le stationnement de la clinique vétérinaire. Ce lieu que cet Husky détestait plus que tout au monde. Les quelques minutes qui suivirent furent un mélange de jurons, de batailles et de grondement.

    Cependant, Balthazar finit tout de même par suivre le bipède. Il n’avait pas réellement le choix de toute manière. Sa patte lui faisait mal et il avait de plus en plus de difficulté à maintenir son poids avec cet éclair qui lui traversait la patte et qui remontait joyeusement jusqu’à son épaule. Bien entendu, l’imposant mâle ne comptait pas se laisser faire aussi facilement, le vétérinaire en verrait certainement de toute les couleurs. Mais bon avec une muselière, un collier étrangleur et deux laisses, il pourrait se débattre autant qu’il le voulait, il ne pourrait même pas blesser un chihuahua. Lorsque l’homme fut assis sur une chaise de la salle d’attente, Balthazar n’eut pas vraiment le choix de s’assoir car le bipède le força à faire le mouvement. Quelques secondes passèrent en silence avant que l’imposant mâle n’ouvre les lèvres pour s’adresser à la chienne qui se trouvait un peu plus loin. La femelle lui répondit par un grondement que Zar ne prit pas vraiment au sérieux. Il se contenta de continuer de l’observer en silence. Il entendit finalement la voix de cette chienne qui s’adressait à lui. Ce qu’elle lui dit le fit esquisser un très léger sourire. Les humains ne méritaient pas de respect, du moins, ceux là ne méritait pas de respect.

    Balthazar préféra ne pas ouvrir les lèvres. Car ce qu’il pourrait dire vis-à-vis cette phrase pourrait très bien faire en sorte que cette chienne voudrait lui faire du mal. Et affublé comme il l’était présentement, il ne pourrait même pas la mordre. Il se contenta donc de soupirer lentement et de hausser légèrement les épaules. Il était vrai que le respect était la base de toute relation. Mais Balthazar ne souhaitait pas de relation, les humains qui avait été ses maîtres dans son passé l’avait abandonné alors qu’il ne leur avait rien fait. Plonger dans ses pensés, Zar entendit la voix de la femelle une nouvelle fois. Elle lui donnait son nom et elle se disait enchanté. Se léchant lentement les babines, Balthazar fit un mouvement pour se coucher au sol et lorsque se fut fait, il replia sa pattes douloureuse pour que les coussins ne touchent pas au sol. Ainsi, il ne souffrait pas. L’imposant mâle observa la rousse quelques instants avant d’ouvrir les lèvres à son tour.


    « Balthazar … Enchanté »

    Ce n’était pas un nom très unique en soit, mais c’était le sien et il n’avait pas le choix de l’accepter comme il était. L’imposant mâle se lécha légèrement les babines avant d’observer le bipède qui tenait la laisse de la rousse. Cet homme ne ressemblait en rien à un mauvais maitre. Pourquoi donc elle était aussi maigre et semblait aussi faible. Bougeant ses oreilles, Balthazar se remit à observer la femelle avant de laisser de nouveau entendre sa voix.

    « Ce bipède semble bon … pourquoi sembles-tu sur le point de t’effondrer ? »

    Bien entendu, Trekker n’était pas obliger de répondre, mais si elle le faisait, elle pourrait de son côté également lui poser une question relier à son passer. Qui sait, ce genre de question pourrait peut-être les rapprocher un de ses jours …
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MessageSujet: Re: Et dire que ... [PV]   Jeu 22 Mar - 0:35

Instinctivement je me mis a pencher la tête. A vrai dire, je ne m'attendais pas vraiment a ce qu'il se présente a son tour, je pensais qu'il était le genre de chien un peu sur de lui et de ce qu'il avançait. Mais le silence et d'or et le fait qu'il ne réponde pas a ma phrase tout comme je n'avais pas répondu était quelque chose de respectable a mon humble avis. Peut être était il plus calme et plus intelligent que ses réactions ne pouvaient laisser prétendre. Poussant un soupire presque inaudible, je perdis mon regard dans les rayons de la clinique vétérinaire, acquiesçant d'un simple geste de la tête quand il termina sa brève présentation, juste pour lui faire comprendre que ce n'est pas parce que je ne le regardais plus que je ne l'avais pas entendu. Car non, j'étais tout de même très attentive a ce qu'il se passait et se disait autour de moi. Enfin me perdant dans une torpeur habituelle, ce fut les prochain mots de l'animal qui me sortirent de cette rêverie agaçante et blessante. Ce bipède semble bon … pourquoi sembles-tu sur le point de t’effondrer ? … Cette phrase, ce questionnement me perfora le cerveau de part en part, me le retournant m'obligeant a réfléchir à rechercher et repenser plus loin dans mes souvenirs, dans ma mémoire, dans mon passé pour enfoncer toujours un peu plus le clou et encaisser de moins en moins bien le coup... Bloquant une de mes pattes avant sous ma poitrine, étalant ma patte douloureuse sur le carrelage froid de la pièce, je me remis a regarder cet husky a la carrure difforme pour la race. Tout comme je n'avais plus rien a perdre, je n'avais plus rien a cacher. De toute façon il m'est impossible de tomber si bas a présent.

    « Le cadre dans lequel nous vivons n'est pas celui dans lequel notre vie s'est déroulée. »

Je pense qu'il sera d'accord avec moi au moins la dessus, lui qui sort d'une camionnette du chenil, je doute qu'il soit né là-bas. Il ne faut donc pas se fier aux apparences mon grand, elles sont parfois, et bien souvent d'ailleurs, trompeuse. Je ne sais pas s'il interpréterait cette phrase comme ce que je voulais lui faire comprendre, pourtant au fond de moi je l'espérais car c'était tout de même bien plus simple de raconter ses malheurs de façon indirecte, disons que ca fait moins mal. Déglutissant en silence, je tournais ma large tête de groenlandaise vers le vieillard qui c'était levé pour se diriger au comptoir. Il savait qu'il pouvait me faire confiance, il savait que je ne m'enfuirais pas. A quoi bon de toute manière ? Il n'y avait pas de raison, il n'y avait plus de raison. Je le regardais durant un long moment, pensant encore et toujours a la phrase de l'animal qui me tenait compagnie a l'instant présent si je peux me permettre de dire les choses ainsi. Enfin, c'est après quelques secondes de réflexion, toujours mes yeux marrons posé sur l'humain que je repris la parole.

    « Ce n'est pas mon maitre et il ne le sera jamais à mes yeux... Mais il m'a sauvé par conséquent je lui dois respect et fidélité tout comme il en fait preuve a mon égard... »

Non il ne serait jamais mon maitre, seul Aidan compter pour moi, tous les autres n'étais rien a mes yeux mis a part des êtres humains. Banal ? Non je ne dirais pas cela comme ça, c'est juste que je ne leur prête aucune attention particulière malgré le respect que je peux avoir pour celui ci par exemple. J'ai appris qu'ils pouvaient être mauvais et haïssant, bon et adorable, supérieur avec trop de confiance en eux, aimant d'un amour inconditionnel, digne de confiance comme nous devons nous méfier du premier humain au regard qui n'est pas pur. Chacun d'entre eux est différent, je ne les engloberais jamais dans le même moule car même si parmi eux il y a des cons, ils ne sont pas tous pareil et Aaron, ce vieux monsieur, en était la preuve même ! C'est a mes dépends que j'ai appris qu'ils n'étaient pas tous remplis de bonnes attentions, mais c'est aussi ainsi que j'ai pu apprendre le pardon. Offrir son pardon a la race humaine n'est pas une chose facile pour un animal comme le nous. Pour nous, ils se ressemblent tous, un humain est un humain tout comme un chien est un chien, nous connaissons nos propres codes hiérarchique, mais ignorons les votre alors que nous essayons de vous cerner. Mais quand les fouets s'abattent sur nos corps et que les armes a feu font office de menace alors qu'ils ne nous laissent aucune chance de nous défendre en nous attanchant au bout d'une chaine, comment voulez vous après de tel expérience arriver a redonner notre confiance. Pourtant cela diffère des chiens, et optant pour une certaine philosophie c'est quand se papi c'est interposé entre le bout du canon et mon corps écrasé sur la neige que je compris a nouveau que certain d'entre eux avait du mérite et avez droit a notre respect et notre confiance.

    « Beaucoup de chien trouverait mon comportement complètement stupide, mais en un sens ca m'est égal, ils ne sont pas a ma place ils n'ont jamais ressenti ce que j'ai pu ressentir. On ne m'a pas habitué a de telle condition et perdre un maitre pour vivre l'enfer n'était pas dans ce que j'avais prévu de vivre... »

Marquant un simple temps de pause pour le laisser dire ce qu'il avait a dire s'il avait des chose à dire et c'est en posant a nouveau mon regard sur le mâle que je pris a nouveau la parole.

    « Et toi, pourquoi être tant agressif envers eux. Qu'as-tu vécu pour être si mauvais ? »

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MessageSujet: Re: Et dire que ... [PV]   Mar 3 Avr - 6:35

    Le fait que la rousse devant Balthazar prenne le temps de se présenter n’avait rien de bien extraordinaire à ses yeux. À vrai dire, il avait même trouvé cela un peu étrange de sa part. Il ne lui avait absolument rien demandé et voilà qu’elle ouvrait la gueule pour lui dire comment elle se prénommait. Vraiment il ne comprendrait jamais tout à fait les femelles. Mais bon, il n’allait tout de même pas ignorer cette chienne dans la simple excuse qu’il ne la connaissait pas le moins du monde. Ce fut pour cette raison, qu’à sont tour il laissa entendre sa voix, dévoilant à cet inconnu le nom que les humains lui avaient donné. Ce n’était certainement pas quelque chose d’unique et de merveilleux à l’oreille, mais il n’en pouvait rien. C’était le nom que lui avaient donné les humains qui avaient pensé pouvoir s’occuper de lui avant de l’abandonner lâchement au chenil. Mais bon, Balthazar n’était pas là pour se morfondre sur sa vie, il trouvait pour le moment que Trekker semblait encore plus mal en point que lui. Blesser seulement à une patte alors que la femelle semblait souffrir à chacun de ses mouvements n’était pas pour aider. L’imposant chien fini par ouvrir les lèvres une nouvelle fois. La raison de son intense maigreur l’intriguait. Il avait observé l’homme du mieux qu’il l’avait pu et il en était venu à la conclusion qu’il était bon. Ce fut donc pour cette raison qu’il lui adressa la simple question à savoir pourquoi elle semblait au bord de la mort.

    L’imposant husky observait la rousse en silence, il voyait chacune des côtes de la femelles, chaque os et muscles qui se mouvait lorsqu’elle faisait mine de faire un mouvement quelconque. Balthazar assista d’ailleurs à l’un d’eux. Trekker redressa légèrement son poitrail pour glisser en dessous l’une de ses pattes, elle étendit même l’autre sur le sol avec aisance. Zar pour sa part était déjà coucher ainsi et donc il se dit que sa ne servais pas vraiment qu’il bouge à son tour. Quelques secondes passèrent en silence durant lesquelles la rousse se remit à observer le mâle. Balthazar quand à lui ne la quittait des yeux que rarement, ce qui faisait en sorte que parfois, l’homme qui tenait sa laisse donnait une légère correction car il croyait à tort que l’imposant mâle souhaitait faire du mal à la frêle chienne. Trekker finit par ouvrir les lèvres, ce qu’elle dit fit apparaitre, l’espace de quelques secondes, un léger sourire sur les lèvres de Zar. Il la comprenait très bien sur cela. Il se doutait même que cette simple phrase résumait, en quelques mots, ce que cette femelle avait vécu. Balthazar ne prit pas la peine de répondre à cela, c’était inutile de toute manière.

    Lorsque l’homme qui s’occupait de Trekker se leva, les muscles de l’imposant husky se contractèrent en silence, il raidit la mâchoire et le poil de sa nuque se hérissa légèrement. Il ne s’était pas attendu à ce que le bipède bouge et donc, sans le vouloir, il avait sursauté. L’employé du chenil avait perçu le changement et il corrigea Balthazar vivement. Sa réaction était démesurer, mais comme le bipède était nerveux de devoir contenir un aussi gros chien, il fallait s’attendre à tout. Lorsque la correction fut donner, le husky passa très près de gronder sourdement, mais il ne le fit pas. Car la femelle qui lui servait pour le moment de compagne avait ouvert de nouveau les lèvres, laissant entendre sa voix. Balthazar se remit à observer la rousse en silence alors qu’elle lui avouait que cet homme n’était pas son maitre et qu’il ne le serait jamais. Bougeant légèrement les oreilles, Zar ne comprenait pas pourquoi elle se forçait à l’apprécier. Un bipède lui sauverait la vie et il n’aimerait pas devoir être fidèle à un homme qu’il ne considérait pas comme son maître. Le regard de l’imposant mâle bicolore changea l’espace de quelques secondes. Se pupilles étaient vides d’émotion. Il comprenait ce qu’elle voulait dire. Les humains qui avait vu sa mère le mettre au monde avait été ses maitres très longtemps. Malheureusement, Zar les avait considéré comme ses maitres et leurs avaient jugé fidélité. Mais aujourd’hui il regrettait se choix et plus jamais il n’allait les considéré comme tel. Ce n’était que des déchets, tous les bipèdes en étaient. Du moins tous les bipèdes qui avaient croisé le chemin de l’husky étaient des traitres et avaient encouragé le comportement du chien. Secouant légèrement la tête, Balthazar revint à lui au moment ou Trekker reprenait la parole. L’imposant husky l’écouta en silence et lorsqu’elle eu fini, il ouvrit les lèvres à son tour.


    « Pour ma part je pense que te juger ne changerais rien. C’est ta vie et tes choix te sont unique tout comme les miens me sont propre … »

    La voix du mâle avait été plus légère qu’auparavant. Non pas qu’il ressentait un quelconque sentiment. Seulement il trouvait que le ton qu’il venait tout juste d’employé pour répondre à Trekker était le bon. Entrouvrant la gueule pour laisser sa langue sortir, Balthazar lécha sa patte douloureuse, mais il fut rapidement corriger. C’était en se léchant ainsi qu’il avait empiré la plaie et donc l’homme ne souhaitait pas que le tout recommence à saigner. Balthazar allait répliquer, mais la voix de la rousse attira son attention. Il tourna les yeux vers elle. La morsure de vengeance attendrait un peu. La question que lui posa Trekker le fit coucher les oreilles l’espace de quelques instants. Il n’aimait pas particulièrement en parler, mais bon, cette chienne lui avait parlé de sa vie et il lui manquerait de respect en lui cachant la sienne. Soupirant en silence, il prit un moment avant d’ouvrir les lèvres à nouveau.

    « Les humains m’ont toujours crains dans un certain sens. Même lorsque j’étais chiots, j’étais tellement gros qu’ils ne savaient pas comment agir avec moi. Soit ils étaient trop durs ou encore ils agissaient avec nervosité car ma taille ne cessait d’augmenter. »

    Balthazar marqua un temps d’arrêt avant de reprendre.

    « J’ai mordu pour la première fois lorsque j’avais 5 mois environ. Mon ancien maitre m’avait corrigé avec une tape car j’avais fais tomber une chaise. J’étais encore inconscient de ma taille et donc sans le vouloir j’ai mordu un peu plus fort que je le pensais. C’est à se moment que je me suis retrouver ici pour la première fois … pour me faire enlever mes dents de lait … ainsi mes morsures ne ferait plus mal … »

    Inspirant profondément, Balthazar hésita à continuer, mais il reprit tout de même.

    « C’est la raison pour laquelle les bipèdes ne me plaise pas … »

    Se léchant les babines en silence, l’imposant husky posa son regard noisette sur Trekker. Il regrettait un peu d’en avoir dévoilé autant. Mais bon, il ne pouvait plus reculer maintenant, ce qu’il avait dit était avouer et la femelle pouvait en faire ce qu’elle voulait. Le bipède qui tenait la laisse du husky commençait a s’impatienter, que faisait le vétérinaire bon sang !

    [Pardonne moi j'ai mis TELLEMENT trop de temps à te répondre ! Sad]
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MessageSujet: Re: Et dire que ... [PV]   Dim 8 Avr - 18:18

Je penche la tête sur le côté, je ne comprends pas ces mots... Enfin je trouve ca vraiment bizarre. Non pas qu'un humain abandonne l'un des notre pour une raison aussi grotesque que celle qu'il venait de me citer, mais ce que je ne comprenais pas, mais alors pas du tout, c'est que depuis quand on retire les dents de lait d'un animal ? C'est absurde, ca tombe tout seul, même chez les humains ! Et ce n'est pas pour autant qu'un animal fera moins mal car les dents définitive sont aussi pointues a sept mois quand elles ressortent que les dents de lait... Le vétérinaire et son humain n'était vraiment pas très net et n'étaient vraiment pas connaisseur sur le sujet, ca en est déplorable ! Enfin d'après ce qu'il me raconte, ces humains devraient être des demeurés, car un gros chien dans une portée, il y en a toujours, et ce n'est pas quand il a trois mois ou même six qu'il faut le craindre, c'est seulement quand il atteint son adolescence à environ un an car son caractère sera seulement plus fort qu'un animal moins grand, plus maigre que lui. Il aura un tempérament de feu, mais une fois soumis a l'humain il n'est pas plus dangereux qu'un autre... Les humains sont parfois stupides, et surtout pourquoi choisir un chiot massif si on ne sait pas si on arrivera a le gérer ? Trop d'incohérences me traverse l'esprit dans ce qu'il venait de me dire. Comme quoi les humains sont vraiment bizarre...

    « Mais sans dents de lait, si elles ne sont pas tombées toutes seules, ca signifie que tu n'avais pas encore tes dents définitives qui étaient là, alors comment ils ont fait pour te nourrir alors que tu n'avais plus rien pour mâcher, pour mastiquer ? »

Sérieux un vétérinaire a fait cette pratique sur ce chien ? Je comprends qu'il ait une certaine haine envers les humains, parce que ceux qu'il a connu ont fait preuve d'une incompétence incroyable ! S'ils avaient peur de la croissance d'un husky, heureusement pour ses anciens maitres qu'ils n'avaient pas choisis un irish wolfhound car ils n'auraient pas été déçu du voyage ! Riant intérieurement, j'avais peine a croire vraiment que des humains puissent réagir ainsi, mais bon vu les imbéciles que nous trouvons chez les animaux, pourquoi pas chez les hommes après tout, l'impossible n'existe pas. Mais surtout, déjà pourquoi corriger un animal qui fait renverser une chaise ? Enfin, moi je sais pas mais plusieurs fois ca m'ait arrivé quand j'étais encore avec Aidan, et quand je trainais toutes la meute dans ma connerie, c'était la cuisine entière qui volait et je pense que s'il me corrigeait, je n'aurais pas compris. Enfin nous ne sommes que des chiens, on ne comprends pas que l'erreur est là ou les les humains la voient. Pour nous, nous amusions ou nous recouvrions pour la énième fois l'emplacement de la cuisine. Alors renverser un objet n'était vraiment pas souhaité, ce n'était pas fait volontairement car ce n'était pas mon but premier. Donc non, sincèrement et franchement je n'aurais jamais compris, déjà que quand il haussait le ton parce que ca l'agacée j'avais de la peine a comprendre pourquoi alors une correction je n'ose même pas imaginer...

    « Je peux comprendre, le fait qu'ils te soient détestables... De plus on ne peut pas dire que les employer du chenil soit tous compétent et on peut même dire qu'ils manquent sérieusement de classe... »

Montrant du bout de la truffe l'humain qui recherché je ne sais quoi au fond de sa propre truffe, j'eus un mouvement de recule tellement je trouvais cela dégoutant. Enfin quand on voit que nous, chiens, après avoir vomi, s'il reste quelque chose d'appétant dans ce dernier on hésite pas a réingurgité tout ce qu'on a laissé sortir, je me demande bien qui est le plus dégueulasse. Disons qu'on se trouve surement sur le même piédestal ! Hum... Réfléchissant durant quelques secondes encore je reposais mon regard dans les yeux marron de l'animal avec qui je discutais pour finalement reprendre la parole, un peu perplexe.

    « Mais ne penses tu pas que tous les humains ne sont pas pareils ? Qu'il y en a qui peuvent être bon et intelligent tout comme certain peuvent être idiot et mauvais ? Un peu comme chez les chiens quoi en sommes. Tous les mettre dans un seul et même panier n'est il pas une réaction trop excessive ? »

Enfin, n'allez pas vous méprendre, je ne disais pas du tout ca pour le juger, bien au contraire, je chercher a comprendre justement pourquoi il avait souhaité en quelque sorte éradiquer l'humain de sa vie. Nous les chiens avons déjà la jalousie des autres animaux, pour avoir une patte dans le monde animalier et une autre dans le cœur des humains. Les seuls qui nous tiennent plus ou moins concurrence sont les chats mais bon ce n'est pas dans le grand nord qu'ils peuvent nous arriver cheville comme on le dit si bien. Pourquoi briser toute une relation sur la simple erreur d'un humain bien imbécile ? Surtout sachant que de nos jours, c'est eux qui contrôle assez bien notre vie. On veut se dire libre, mais il vaut mieux se rendre a l'évidence je suppose, ca fera moins mal. Moi je vois, ma vie tourne autour d'Aidan, lui et lui seul a toujours pu en faire ce qu'il voulait, maintenant que je ne suis plus en sa présence, ma vie n'est plus importante... Me secouant du bout de la truffe jusqu'à la pointe de la queue, c'est en percevant le vieillard qui m'accompagner parler enfin a l'assistante du vétérinaire que je compris que cette rencontre serait surement vite abréger... Ce chien avait quelque chose d'intrigant, non pas quelque chose d'attirant ou de mystérieux, seulement intrigant, piquant ma saleté de curiosité féminine a vif ! Je considérai cette rencontre comme quelque chose de positif et d'intéressant. Penchant la tête en voyant le vétérinaire sortir des salles, il sera la main du petit vieux qui m'avait récupérer et se déplaça également jusqu'à l'employé de chenil pour en faire autant en précisant qu'il serait a lui d'ici quelques minutes, le temps de faire payer la cliente précédente.

Observant toute la scène je perçus Aaron joindre ses mains l'une contre l'autre et se les frotter vivement, et ce fut quand il revint vers moi que j'eus pour la première fois un instant d'attention face a lui, lui léchant les deux extrémités de ses bras, celles possédant des doigts. Il avait froid et la température aujourd'hui n'était pas clémente pour une personne âgée. Le froid et la neige redoublant toujours d'effort. Enfin, alors que pour ce qu'il me semblait être une ultime fois, Aaron repartie vers le bureau de l'assistante, je pris note d'un numéro, inscrivant quelque chose d'autre sur un morceau de papier, la demoiselle plongeant toute une multitude de chose dans un sac dont je ne pouvais deviner n'y la forme, n'y la couleur. La seule chose que je savais été que parmi toute ces choses, un truc sentait rudement bon ! Redirigeant mes yeux marron vers Balthazar, j'esquissais un bref sourire avant de reprendre a nouveau la parole.

    « Être le moins pessimiste possible, c'est surement le plus important pour avancer dans la vie et faire face a nos soucis. Garder espoir d'un monde meilleur. »

Gamin ? Idyllique ? Utopique ? Je ne sais pas, mais c'était vraiment ce que je pensais, même si dans mon cas, j'avais perdu totalement toute espoir...

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MessageSujet: Re: Et dire que ... [PV]   Mer 23 Mai - 2:56

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